Il n’y avait aucune nécessité naturelle aux évidences de la perception.
Les valeurs étaient purement arbitraires.
Je me basais donc sur une volonté de m’émanciper, je gagnais en liberté en m’affranchissant d’un contexte mondial sensible. J’avais l’impression que l’Univers gravissait autour de moi. J’étais à deux doigts de dire que je faisais du nombrilisme.
Soit, je me plongeais dans un espace géométrique, ou poétiquement à un niveau d’abstraction. Il suffisait que je mette en images les conceptions. Mes rêves ne se nourrissaient d'aucun refoulement, les sources en étaient extérieures et résidait uniquement dans les puissances invisibles, positives où négatives.
J’étais dans un champ d’hypothèses, et de postulats. Mais tout ceci est anecdotique, et je résume une expérience plus universelle. Qu’importe le groupe, c’était la société tout entière qui m’intéressait. Le destin collectif sur l’heure de la mort, le sort dans l’au-delà des uns et des autres, la légitimité d’une action à entreprendre, je faisais de cette conception, une forme d’aliénation.
Une visée symbolique sur les aptitudes archaïques de l’enfance de l’Humanité. Je m’approchais des grands sanctuaires de la culture lettrée dans la classification des visions dans le songe et le mensonge, je ne pouvais pas me permettre de classer le sujet dans une nature morte, où le représenter comme un paysage, mais de construire plus largement un espace qui réponde aux critères d’une subjectivité élargie à l’harmonie, la beauté, l’équilibre du cosmos.
J’écartais les rêves des humbles, pour me laisser guider par de meilleures garanties de véracité. La démocratisation d’une vision générale. Il fallait définir un espace de convention.
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Après tout, ne suis-je pas D'yeux ?
Celui là est garagiste et véliplanchiste. Celle ci est oeunologue et à moitié couverte sur ses photos. Cet autre est étudiant et aime Radiohead. Celle ci est artiste et alcoolique. Cet autre est web deux zéroeur et basta. Cet autre ne parle que de musique tandis que celle là ne parle que de ses enfants. Chez cet autre encore, on peut trouver tout sur la politique, et un peu de WoW.
Personne n'est forcé d'ajouter une dimension virtuelle à sa "vraie" vie.
Les personnes qui ont ouvert un compte de partage en ligne, l'ont fait volontairement, et ce qu'elles y partagent, c'est ce qu'elles veulent bien partager. Certains seulement une facette, d'autres plusieurs.
Nous ne connaissons que les facettes que l'on veut bien nous montrer.
Finalement, un peu comme dans la vraie vie.
Les gens que l'on cotoie au travail, dans les magasins, ou à l'entrée du cinéma, ne nous montrent qu'une seule facette d'eux: Celle du responsable marketing, à l'aise dans son boulot, celle de la boulangère, visiblement pas heureuse dans son boulot, ou celle de la caissière souriante du Gaumont. Seulement la facette qu'ils veulent bien nous montrer.
Mais dans le cercle intime, dans la vie familiale, au quotidien du quotidien, alors le compte de partage est différent. On aperçoit les autres facettes de la personne... y compris celles qu'elle ne voudrait pas forcément partager ;)
Euh... Bon... Ça, ça ne compte pas vraiment pour une note, vu que ça a uploadé tout seul, en tir groupé, pendant que je faisais du rangement... Juste je tape la note d'accompagnement et je file, je m'en vais, vous ne m'avez même pas vue passer.
C'est l'avant-dernière compile, celle d'octobre 2009.
Oooops... je me sauve, bonne écoute à ceux qui voudront... et bonne nuit
Les Pubs Bis.
Trop, c’est trop !
Encore, un de temps en temps
Histoire de ne pas être couillon
On peut trouver son bonheur
Faut pas être con
Tu déchires, t’ouvres
Tu palpes, c’est de l’inédit
Parfois, c’est poilant
Souvent, c’est vu et revu
Sûr que la voisine a le même
Mais dans la boîte
Tous les jours !!!
Y en a qu’ont
Sac à foutre…
Il existe un décalage temporel dans mes tranches d’existence, comment écrire en toute liberté sur ma vie privée, sans pour autant l’exhiber sans pudeur, j’oscille entre raconter et ne pas raconter, retracer un jour, par rapport à un autre, ressasser d’anciennes expériences de trou noir en trou noir, cette indécision se manifeste clairement entre le vécu passé et le présent, j’insère l’exigence d’une perturbation, non pour ébranler la confiance du lecteur, mais pour relativiser la notion de vérité totale et objective.
On pourrait prétendre à une vérité personnelle et toute subjective qui tendrait à ébranler l’authenticité, mais je m’abandonnerai à une fiction théorique.
Restons-en au fait.
Je resterai dans une neutralité axiologique, si j’y arrive.
Dans le monde intellectuel, je me définirai comme, philosophe, poète, structuraliste, surréaliste, acteur, la liste pourrait s’allonger, hors, je suis avant tout D'yeux, donc, il ne faut pas dire que je suis humain.
J’instaure donc une épreuve à la vérité, j’introduis ma voix dans une suite de dialogues qui formeront l’axe de la narration, je pourrai donc m’orienter au fil des pages, rectifier, préciser, où combler des omissions.
Laisser parler la connaissance est l’unique nécessaire, et pour entendre la vérité, il faut passer par des chemins inattendus, le réel est en effet inaccessible dans sa plénitude. Il suffira de dix ans pour ce que j’écrive devienne clair pour vous.
Je vais procéder par fictionnalisation. Pour être plus clair, je vais créer une fiction qui supportera une narration. Une sorte de surmoi, avocat, et enquêteur, pour être le porteur d’un savoir à communiquer, du monologue intérieur au discours immédiat, vous aurez ainsi votre ancrage.
Que celui ou celle qui détient la formule magique, le remède miracle, la panacée universelle pour se (pour me) désintoxiquer de l'Internet en général et de Vox en particulier me fasse signe, siouplaît : je suis preneuse de toute solution, de tout conseil, de toute recette de cuisine ...
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J'ai un mois encore pour boucler toutes mes factures de 2009, alors qu'il m'en faudrait trois au bas mot pour y arriver. J'ai tergiversé tant et tant pour accepter une assistante que lorsque je me suis enfin décidée, elle avait trouvé du travail ailleurs.
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Ma maison est le royaume des araignées et il y a belle lurette que le fer à repasser n'a chauffé qu'en extrême urgence le dimanche soir pour repasser cinq chemises de mon mari pour la semaine à venir.
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Les placards et le frigo sont vides, les courses faites à la va-vite au jour le jour, non, plutôt au soir le soir à la superette qui se trouve sur le trajet du retour du bureau.
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Au secours ...
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Mais aussi pourquoi est-ce que je préfère bavarder ici, à écrire des bêtises et à écouter de la musique au lieu de faire des chiffrages fastidieux, de remplir des formulaires administratifs inutiles et abscons, de répondre au téléphone à des clients exigeants et râleurs comme des enfants gâtés, de réceptionner des palettes de matériel dans un hangar glacé et de recevoir des représentants accrocheurs et teigneux comme des tiques sur un chien ? Hein, pourquoi ?
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Alors, pour commencer... Quelques bonnes résolutions : ce week-end, je ne viendrai pas sur Internet. Cette note est la dernière de la semaine. Ma maison et mon jardin vont me dire merci.
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Et au bureau, je vais débrancher ma clé WiFi..... Pas d'Internet de 7 à 19 h ... Faut que je bosse ... Les clients et fournisseurs n'auront qu'à utiliser ce bon vieux télécopieur.
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Alors, si par hasard, vous me croisez en train de faire de commentaires en catimini sur vos diverses notes, soyez gentils : grondez-moi et virez-moi.... Ce n'est pas que je n'aie pas confiance dans ma volonté... c'est juste que j'ai une trop grande expérience de mon absolu manque de volonté.
Littérature culte du Dude :
Tourgueniev (1818-1883) est l'auteur en 1850 de cette nouvelle qui s'intitule "Le journal d'un homme de trop" parue dans la revue "Les Annales de la patrie". Elle fût pendant près de dix ans censurée et l'écrivain voué à l'exil en France. Tourgueniev fait partie de ces auteurs russes du XIXème siècle que j'admire plus que tout, au côté des Gogol, Dostoïevski, Tolstoï et autres Pouchkine. L'histoire est celle d'un jeune homme russe, il a trente ans et il se sait condamné parce que malade. Il va alors consacrer les derniers jours de son existence à écrire le journal des événements qui ont marqué sa vie, "Je vais me raconter ma propre vie." Il y dresse un portait sans concession d'une société russe en province sclérosée et insipide, où le mensonge est une règle et le mépris des gens "biens-nés" pour les autres catégories de la population un mode de vie avec lequel il convient de ne pas transiger. Notre narrateur se dévoile ainsi peu à peu, son amour pour une jeune femme au doux nom d'Elisabeth, un amour qui ne se peut... parce que notre homme le reconnaît il ne peut rien contre ce destin qui l'a voué à une lutte sans espoir contre ses faiblesses, ses propres démons, il est cet "homme de trop" à qui tous se refusent, ce paria magnifique, assez proche finalement du narrateur des "Nuits blanches" de Dostoïevski. Il est parfaitement lucide sur sa condition d'homme et c'est ce qui semble, bien avant la maladie, le condamner, la maladie n'étant que l'agent de celle qui ne se refuse à personne. "Je n'ai pas fui le bonheur, j'ai même essayé de l'atteindre en prenant à droite et à gauche." La description de l'état vécu lorsque l'on est pris par les turpitudes de la passion est fine et d'une férocité rare. Parce que cet homme de trop ne se voyait exister que dans le regard de l'être aimé, mais il ne peut rien contre son destin, fataliste il écrit "Je cesse d'être de trop en rentrant dans le néant." Une lecture que je vous conseille vivement, un ouvrage très court mais riche tant dans la forme que sur le fond, tour à tour émouvant et drôle par son cynisme assumé, c'est à mon sens un véritable bijou de la littérature russe du XIXème siècle.
Ma note:*****/5.
"Je vois encore cette silhouette lividement propre, pitoyablement respectable, incurablement abandonnée ! c'étai
Ma note:*****/5.
Quelques mots enfin, pour vous parler d'un roman de Dostoïevski (1821-1881) un peu moins connu que ses grands classiques que sont "l'Idiot", "les frères Karamazov" et qui s'intitule donc "Les carnets du sous-sol". C'est là aussi un de mes livres de chevet, d'une beauté à couper le souffle tant l'on est emporté par son style. Si Dostoïevski est un génie absolu de la littérature c'est parce qu'il a su comme personne parler de nos travers, de nos forces mais aussi de nos faiblesses, de ce vide qui parfois nous saisis d'effroi. Le narrateur vit à Saint Pétersbourg où il n'est qu'un petit fonctionnaire comme tant d'autres. C'est dans ses carnets qu'il peut laisser jaillir toute la rancœur qui s'est accumulée contre ce monde qui lui paraît insupportable. Ce roman est considéré par certains intellectuels comme étant l'un des tous premiers textes existentialistes. Un livre absolument fascinant peuplé d'une galerie de personnages qui ne semblent pas si éloignés de nos revendications d'homme "moderne" perdu entre ce besoin d'amour, de l'autre et en même tant cette incapacité profonde à se sentir bien ensemble, ou comment la solitude et l'amélioration des moyens de communication moderne semble curieusement allez de paire, contradiction de nos sociétés modernes.
Ma note:**** /5.
Ceci m'amène à vous présenter de façon très succincte deux ouvrages d e réflexion sous la direction de Marie de Solemne (Philosophe) qui convie dans "Aimer désespérément" et "La grâce de solitude" des philosophes, des écrivains, des théologiens, des hommes de sciences, etc.. à nous donner leur façon de percevoir deux des sentiments les plus partagés dans le monde moderne, la solitude et l'amour. Ce sont des ouvrages courts mais très denses sur le fond et qui permettent à ceux qui le souhaiteraient de pousser un peu plus loin nos sentiments sur ces thèmes. Les questions soulevées sont pertinentes et chacun(e) est ensuite libre de se rapprocher plus ou moins des pistes de réflexion offertes par ces intellectuels qui pour
une fois mérite pleinement ce nom (on est loin ici des philosophes peoples et autres donneurs de leçon). L'aspect pluridisciplinaire est particulièrement enrichissant, psychologie, philosophie et théologie se mêlent habilement et l'on prend un grand plaisir à lire cette collection Espaces libres chez Albin Michel.Tous ces ouvrages sont non seulement passionnants, riches de sens mais ils sont en plus disponibles pour des sommes modiques mettant ainsi la culture à portée de toutes et tous, chose qui me tient particulièrement à coeur.
Critiques DVD et Musique du Dude :
Ce mois-ci je tenais à vous parler de la sortie en DVD du live d'Étienne Daho à la salle Pleyel à Paris, enregistré en 2008 lors de la tournée qui a suivi la sortie du très réussi "L'invitation". Sobrement intitulé "Daho Pleyel Paris", ce DVD nous permet de retrouver un Daho très inspiré, on peut parler d'un best of live tant la set list est impressionnante et comblera les amateurs de cet artiste qui depuis plus de vingt ans est l'un des rares à pouvoir conjuguer richesse des mots, la beauté des mélodies et ces sonorités pop très anglo saxonne que l'on aime tant (un peu comme un Biolay). 33 titres couvrant l'ensemble de sa riche carrière, les classiques et puis les titres de son dernier LP dont les sublimes "L'adorer" et "Boulevard des capucines". Etienne Daho vieillit comme nous tous mais on peut dire que le poids des années n'a pas du tout émoussé son talent bien au contraire. Sobre, élégant et authentique comme la pochette de ce DvD, richesse des arrangements et cette voix discrète sans effet ni artifice. A noter aussi la présente de nombreuses guest stars dont Charlotte Gainsbourg et surtout Marianne Faithfull.
Ma note:**** /5.
ps: à noter aussi la sortie en double LP.
Depuis le temps qu'on l'attendait ce live in Reading 1992 de Nirvana, il aura donc fallu 17 longues années pour le voir enfin sortir en live officiel, double LP ou en DVD au choix ou plus sûrement les deux :) Courtney Love en femme d'affaire avisée a semble t'il déniché un énième filon pour soutirer de l'argent à cette poule aux oeufs d'or qu'est devenu, malgré lui, Kurt Cobain, idole de tout un peuple rock, leader d'un mouvement, le grunge, dont il aura incarné à la fois le zénith et sa fin crépusculaire dans les drogues et les suicides de toutes sortes. Au milieu de ce chaos seul Eddie Vedder et Pearl Jam ont aujourd'hui survécu... Kurt Cobain comète géniale au destin tragique, icône absolu du rock des 90. Sa disparition marqua aussi la fin de l'hégémonie us sur le rock et je pense que depuis Nirvana, pas un seul groupe américain n'a atteint ce niveau, c'est vers la perfide albion qu'il faut se tourner pour trouver ce qui fait encore l'essence du rock, la spontanéité et la sincérité. Ce live à Reading est resté dans toutes les mémoires, élu même par le NME concert rock ultime, on y voit et entend un Kobain dément, à l'image de son arrivée dans un fauteuil roulant... et puis ses titres que nous connaissons tous et toutes, véritable pater du rock indé, Nirvana et Kurt Cobain à jamais dans la légende ! On pourra toujours pester sur l'indécence de Love dans la gestion du patrimoine musical Kobain mais sur le plan artistique il est indéniable que nous sommes là face à "The fucking Live !" avec 24 titres qui s'enchaînent magnifiquement. Même si il existait déjà depuis longtemps en version pirate ce Live in Reading 1992 de Nirvana est juste indispensable. Le cadeau de noël idéal pour faire découvrir à nos chères petites têtes blondes nourris aux daubes MTV style Tokio Hotel, que dans le rock il n'y a pas besoin de se grimer ou de porter des tatouages pour l'Etre. Nirvana c'est l'incarnation de cet esprit du rock dont Kurt Cobain était l'incarnation, il a rejoint depuis Jim Morrisson et autres Hendrix et à ce qu'on me dit ils foutent un drôle de bordel live in Paradise :) Ma Note:*****/5.
On termine notre tour d'horizon de l'actualité musicale avec la sortie du très attendue quatrième album de la sublime
Ma Note:**** /5.
The Dude.
Elle fait partie de la famille des lépidotères hétérocères. Elle a des couleurs voyantes non par coquetterie mais par nécessité : Ces couleurs préviennent les oiseaux de leur toxicité. Cette famille compte environ 11000 espèces dans le monde dont une trentaine sont présentes en France. Ce papillon est doté d'un autre mode de défense car son thorax produit des ultra-sons qu'ils utilisent comme moyen de défense contre les prédateurs notamment les chauves souris dont la précision de ll'écho location se trouve perturbée. Bien que ces papillons soient nocturnes il arrive de les apercevoir de jour tel celui où j'ai surpris cet insecte butinant un budlea. Posé sur la fleur il replie ses ailes et laisse apparaître une ailure en forme de delta mais qui masque les couleurs vives que l'on aperçoit lorsque le papillon vole.
Cette rencontre imprévue ne m'a pas laissée le loisir de prendre le papillon sous toutes les coutures. Aussi pour voir la couleur de ses ailes déployées je vous invite à vous rendre sur le site insecta que je vous invite par ailleurs à découvrir.